Ces immigrés qui viennent prendre le chômage des français.


Chômage des immigrés : le poids des inégalités sociales et des discriminations

 

Les immigrés volent le travail des français, air bien connu. La réalité des chiffres est bien différente, bien éloignée de cette assertion malveillante. Les immigrés « profitent » très largement du chômage.

En résumé, près d’un cinquième des immigrés sont au chômage, contre un dixième des Français nés en France.

Regardons quelques chiffres :

17,2 % des immigrés  sont au chômage contre 9,9 % des Français nés en France, le taux atteint 20,7 % pour les actifs non ressortissants de l’Union européenne.

A quoi est lié cet écart ?

Le diplôme : les immigrés sont en moyenne moins qualifiés que les personnes nées en France alors que le titre scolaire compte plus qu’ailleurs pour trouver un emploi. En 2014, 40 % des immigrés de 15 à 64 ans disposent au maximum du brevet des collèges ou du certificat d’études primaires contre 26 % pour l’ensemble de la population de cet âge vivant en France.

Mais le diplôme ne fait pas tout : à niveau de diplôme équivalent, le taux de chômage des immigrés demeure supérieur. 6,1 % des Français nés de parents français titulaires d’un bac sont au chômage, contre 18 % des immigrés non ressortissants de l’Union européenne. Pour les titulaires d’une licence et plus, les chiffres sont respectivement de 4,7 % et 14,8 % (données 2011).

Ces écarts proviennent probablement du fait que les diplômes obtenus ne sont pas identiques : les enfants d’immigrés sont souvent orientés dans des filières conduisant moins facilement à l’emploi. Un master de lettres modernes n’est pas équivalent à un diplôme d’ingénieur.

Mais d’autres facteurs sont à prendre en compte. Les immigrés ne disposent pas tous des mêmes réseaux de relations dans le monde du travail que les Français nés en France : rien de tel pour obtenir un poste que de connaître des personnes qui sont dans le même type d’univers professionnel. Les immigrés qui n’ont pas la nationalité française ou qui ne sont pas originaires d’un pays de l’Union européenne sont exclus d’environ 5,3 millions d’emplois (instituteur, policier, mais aussi architecte ou buraliste), soit un poste de travail sur cinq. Enfin, les immigrés subissent des discriminations dont l’existence a été prouvée. Si leur impact sur le taux de chômage est peut-être moindre, elles sont ressenties de façon violente pour ceux qui les subissent.

 

 

Taux de chômage selon la nationalité et le sexe
Unité : %

Hommes

Femmes

Ensemble

Français nés en France

9,4

8,9

9,1

Immigrés

17,7

16,7

17,2

- Dont ressortissants de l'Union européenne

ns*

ns

9,3

- Dont non ressortissants de l'Union européenne

20,9

20,4

20,7

Ensemble

10,2

9,6

9,9

Union Européenne à 27 pays. * Non significatif. France métropolitaine, population des ménages, personnes de 15 ans ou plus.

Source : Insee - Enquête emploi- Données 2014 - © Observatoire des inégalités

 

 

 

Taux de chômage selon le diplôme et l'origine
Unité : %

Licence et plus

Bac, BTS, DUT

Brevet, CAP, BEP

Sans diplôme

Français de parents nés français

4,7

6,1

8,9

14,1

Immigrés de l'Union européenne

7,4

8,0

7,0

8,9

Immigrés hors Union européenne

14,8

18,0

24,4

23,8

 

Source : ministère de l'Immigration - Données 2011 - © Observatoire des inégalités

 

D'après des infos de l'observatoire des inégalités: http://static.blog4ever.com/2012/01/636480/lien.png


 

 

Sans oublier cet autre article du blog "Combien rapportent les immigrés?" http://static.blog4ever.com/2012/01/636480/lien.png

 


 

 



09/11/2016
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